Comment j’ai vécu, ma troisième grossesse

A l’aube de mon 9ème mois, j’avais envie de faire un petit point sur cette aventure qui a été tellement rapide dans notre vie ! Nous avons décidé après de nombreux mois de pour/contre, de nous lancer dans l’aventure et d’essayer d’avoir notre troisième enfant. Nous n’avons pas attendu longtemps et en un petit cycle elle était là, dans le creux de mon ventre, comme un boulet de canon elle a rendu notre vie tellement différente, en un instant. Comme si elle attendait qu’on se décide et puis la voilà qui gonfle mon ventre.

Comment ça s’est passé, avec les ainés?

Je pense qu’avec Alice et Elio, ça a été un peu plus compliqué que je ne l’avais pensé. Nous leur avons annoncé après la toute première échographie de datation, parce qu’ils étaient avec moi (vacances oblige), mais ils n’ont pas forcément compris de suite. Nous avons attendu un peu plus longtemps dans l’avancée de la grossesse pour leur en parler réellement, nous avons laissé passer la rentrée et les premières semaines d’école tout simplement (et le premier trimestre).

Durant toute la grossesse, Elio a été un peu plus compliqué que d’ordinaire. Il l’est de base, il est très demandeur et dort très peu, il était un BABI et est très certainement resté un EABI même si je n’aime pas donner d’étiquettes. Avec la grossesse, ça a été pire, j’avais peur qu’il régresse sur la propreté que nous avons eu du mal à mettre en place mais pas du tout. Il y a eu d’autres régressions (comme le fait qu’il prenne une tétine qu’il n’avait jamais pris avant). Mais il a aussi eu énormément d’évolution parce qu’il n’était plus un bébé (il a fait ses nuits complètes alors qu’il ne les faisait toujours pas entre autre).

Avec Alice, ça s’est bien passé jusqu’à ces dernières semaines, elle pique énormément de crises et cri pour tout, tout est injuste. Elle a peur qu’on ne s’occupe plus d’elle et même si nous lui expliquons que non, elle n’y croit pas alors à part le temps, je pense qu’on ne peut rien faire de plus. Elle ne voit pas ce qu’on fait pour elle, avec elle et ne voit que le négatif pour le moment. Elle entre en plus dans une phase « mini adolescence » et c’est compliqué à gérer sans cris, je l’avoue.

Coté fratrie, j’en ai parlé il y a quelques jours dans un article dédié : comment ce sera, quand ils seront trois?

Troisième grossesse, et mon corps?

Je ne sais pas si c’est mon âge où la troisième grossesse mais clairement cette grossesse m’a énormément fatiguée physiquement. Il y a énormément de douleurs dans mon corps qui sont apparues, j’ai un bassin qui craque chaque jour et puis des douleurs partout, absolument partout, chaque jour. En cette fin de grossesse, je savoure un peu moins il faut le dire et me sens vraiment vieille. Je ne marche ni ne bouge jamais sans être accompagnée de douleurs. C’est devenu handicapant à force et mon moral en a pris un coup ces dernières semaines (d’où mon absence des réseaux sociaux et du blog en fait). Mon corps n’est devenu que douleurs et j’en ai eu assez de me plaindre, je me suis beaucoup renfermée et ça a joué encore pire sur mon quotidien, je suis devenue exécrable envers mes proches et j’ai fini par dire stop. 

Alors je me plains même si ça n’arrange rien, je suis sous anti-douleurs le plus possible et puis je fais du canapé extrêmement souvent. J’ai eu envie de faire un énorme ménage ces derniers jours mais je le regrette presque ayant tout le bassin bloqué désormais, il m’est encore plus difficile de bouger. Alors non, la grossesse n’est pas un handicap mais ça m’énerve de lire et de voir que ce n’est pas reconnu, qu’on ne peut pas souffrir parce que oui : on souffre parfois. Je ne sors que pour emmener les enfants à l’école, je ne fais plus de magasins et ne sors que pour mes RDV médicaux. J’ai qu’une hâte : retrouver mon corps et ma mobilité je l’avoue !

L’arrivée d’un troisième enfant?

Ce qui est marrant, c’est qu’on se dit qu’avec le troisième, ça se passe les doigts dans le nez. On a déjà vécu l’accouchement deux fois, les premiers mois deux fois et les premières fois deux fois. Alors le troisième, c’est un peu la routine et bien croyez le : PAS DU TOUT ! Ma troisième grossesse et cette troisième arrivée je ne la vis absolument pas comme j’ai vécu les deux précédentes arrivées. Je stresse toujours autant pendant la grossesse, la peur de la perdre, d’un soucis médical a été ma plus grande source de stress pendant ces – presque – neuf mois. Je suis allée à chaque rendez-vous la boule au ventre, vraiment. J’ai beaucoup moins pris le temps d’apprécier que la première, parce que maintenant, je sais. Je sais qu’il peut y avoir des soucis, qu’être enceinte ne signifie pas à 100% avoir un bébé en pleine forme dans neuf mois. Je sais. Je sais qu’il y a des risques, qu’il peut y avoir des soucis et ces petites choses là m’ont hanté pendant neuf mois.

Alors forcément, une chose est sûre, son arrivée sera elle aussi différente et ses premières fois seront des premières fois pour nous aussi. Parce qu’un troisième enfant, ce n’est pas la routine, c’est un renouveau, encore et encore. Et pour cela, j’ai voulu poser des mots sur ces mois qui viennent se s’écouler, pour me souvenir de comment j’ai vécu cette grossesse, et je poserais des mots encore et encore, chaque fois que j’en ressentirais le besoin, pour elle, pour nous, pour eux.

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3 Comments

  1. Soa Reply

    Super article ! Non, chaque grossesse est différente et il n’y a pas de routine. Nous en savons juste un peu plus sur la grossesse, les enfants, et tout. Mais c’est chaque fois une nouvelle aventure, géniale, époustouflante, terrorisante mais .. que du bonheur !

  2. Anonyme Reply

    Super article et j’espère que ça t’a fait du bien de te livrer a nous …. en tout cas merci car je sais que ce n’est pas chose facile . Profites bien de cette fin de grossesse et bientôt tu vas rencontrer ta petite princesse.

  3. Samantha Reply

    Merci pour ce partage, parfois j’aime bien connaitre le ressenti des autres femmes sur leur grossesse. Personnellement, j’étais stressée, car l’arrivée de bébé a été découverte assez tard et c’était inattendu. Mon mari avait un crédit renouvelable en poche à l’époque. Heureusement, car on a pu s’en servir pour faire les emplettes nécessaires. Le pire, c’est qu’on avait vendu tout ce qui avait servi pour le premier enfant.

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