Vous allez me dire “on connait, on a vécu” oui, je l’ai vécu aussi avec Alice, mais finalement, pas tant que ça.
Elio, il est différent, il est intense. L’angoisse de la séparation, il l’a vécu dès le début en fait, arrivé après terme, il n’a jamais décollé de moi, il a toujours été accroché à mes bras, à mon sein, à mon lait, à mon odeur, le rythme de mon coeur. Il a toujours été angoissé de me sentir loin, il a toujours hurlé dès que je le déposais quelque part, il a toujours été accroché à moi, toujours.
Alors quand s’est profilé à l’aube de ses 8 mois, l’angoisse de la séparation, je ne m’en suis pas rendue compte tout de suite. Il avait commencé à faire ses nuits, et puis il a reprit un rythme bien à lui. Il a mis plusieurs semaines/mois avant de vraiment dormir, depuis toujours. Il ne faisait pas de sieste, il ne dormait la nuit que dans mes bras … Et ça c’était estompé, avec le temps, la fatigue, l’épanouissement. Et c’est revenu, comme un boomerang en pleine face.
Je suis vidée, littéralement vidée, de toute énergie, il me l’a pompé. Quand je suis au bord de craquer, il doit le sentir, parce qu’il se détache, juste un peu, pendant une journée ou deux, il dort, la nuit, la journée, il est calme, il ne hurle pas, le temps que je recharge mes batteries, et puis, ‘c’est reparti, pendant plusieurs semaines, plusieurs semaines où je dois tenir, lui sourire, l’embrasser, l’aimer. Intensément.
Aujourd’hui, il a 8 mois et demi, il est heureux lorsqu’il est dans mes bras (mais pas porté en écharpe hein), il sourit à tout le monde, tout le monde me dit qu’il est un enfant calme, qu’il est un bébé sourire, un bébé heureux, un bébé bien, qu’il respire la confiance en soit et l’amour. Parfois, j’ai envie de leur demander de quel bébé ils parlent.
Oui, dehors, envers les autres, Elio est ce genre de bébé, il peut le paraitre, il sourit à tout le monde, mais hors de question qu’on l’approche de près en fait, sinon il hurle. S’il est dans mes bras, s’il est près de moi, il est heureux, il est en confiance, il s’ouvrira au monde.
L’envers du décor, c’est qu’il hurle, tout le temps s’il n’est pas dans mes bras. Sauf que je ne peux pas, le garder dans mes bras, parce qu’il pèse son poids, alors j’ai des tendinites à répétition, des lumbagos, des sciatiques, j’ai douleur, en plus de mon mal être qui peut arriver. Si j’ose le dire à quelqu’un, je mens, bah oui, les gens le voient bien, il est souriant ce petit.
Depuis qu’il est entré dans “l’angoisse de la séparation“, Elio est redevenu le nouveau né que j’avais, lors des premières semaines, il ne dort plus, il pleure s’il n’est pas à bras, et devient un peu plus exigeant, parce qu’il faut que je bouge aussi, pour qu’il puisse voir le monde.
Mais malgré tout ça, malgré la fatigue, malgré les pleurs parfois, les “j’en ai marre“, j’essaie, chaque jour, de lui apporter tout l’amour et la confiance dont il a besoin, pour que plus tard, il puisse s’ouvrir lui aussi, au monde, en tout confiance
Parce qu’il saura que je suis là, avec tout mon amour.

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