Besoin et envie d’en parler parce que c’est un peu “mon combat”. J’ai allaité Alice, c’était une évidence pour moi, un acte naturel qui coulait de source, mais voilà, première “difficulté” et j’ai écouté ceux qui n’y connaissaient rien, j’en ai pleuré d’arrêté et je m’en suis voulue quand quelques semaines après j’ai appris “plus”. Alors pour Elio, j’ai appris avant même qu’il soit là, j’ai acheté un bouquin et je suis entrée dans des groupes dès le moment où j’ai su qu’on allait lancer “dans peu de temps” nos essais.
J’ai appris énormément et eu l’envie d’un allaitement jusqu’à l’âge d’un an environ, pourquoi? L’envie de ne pas introduire de “lait en poudre” parce qu’il a “fait du mal” à Alice et que “c’était pas grave”. Une fois la naissance d’Elio, l’avance a commencé, non sans difficulté à vrai dire et j’ai beaucoup pleuré, beaucoup culpabilisé …
J’ai fais venir une professionnelle à la maison, j’avais un “petit soucis” des mamelons trop gros et Elio une bouche trop petite, il n’arrivait donc pas à le prendre en entier dans sa bouche, ce qui me provoquait d’énormes douleurs, j’ai beaucoup pris sur moi en me disant “d’ici quelques jours/semaines il va grandir, ça passera” et c’est passé. J’ai apprécié trois jours de tétées sans douleurs pour finir avec un muguet pour monsieur, une mycose mammaire pour moi, c’était reparti dans les douleurs, la peur même de la tétée pour le coup tellement c’était intense, dès que je voyais sa bouche approcher de mon sein, c’était la peur qui m’envahissait presque, celle de la douleur, et puis, j’ai serré les dents et les poings, j’ai continué, on s’est traité et c’est passé simplement.
Entre temps, il y a eu les premiers “pics de croissance” que je n’ai pas vraiment senti venir, celui que je redoutais le plus était celui des trois semaines (puisque j’avais arrêté à ce moment pour Alice) et finalement avec les autres soucis, je ne les ai pas vu venir ni repartir. Traitements en cours, les douleurs sont parties et nous avons continué tranquillement notre chemin de l’allaitement, lui et moi, les premiers sourires et les regards si profonds qu’ils font oublier le mois difficile.
Je pensais presque être sortie de toutes les difficultés du début, plus d’un mois d’allaitement, on ne pouvait plus avoir de difficulté, bah oui, on approche de la mise en route, bébé prend beaucoup de poids et le pédiatre me dit que c’est parfait, que je n’ai pas à m’inquiété là dessus (bon je ne me suis jamais inquiétée dessus à vrai dire !).
Casi cinq semaines pour Elio, les premières nuits complètes (23H-6H30), je savais que ça ne durerais pas parce que le “pic des 6 semaines me guettait” et puis, j’en ai trop fait, surement. J’ai cru que je pouvais gérer l’allaitement, le nouveau né, Alice, la maison, les sorties, les magasins, les réveils à 6H du matin et enchainer sur mon grand ménage de toute la maison avant 9H pour pouvoir m’occuper d’Alice dès le réveil et avoir une maison propre … Je me suis pas réveillée pour le coup, ou plutôt, mon corps m’a dit “va te coucher“. Une température à 40, je n’avais jamais eu ça, une grande fatigue, des maux de tête violents, je me suis dis “je suis un peu fatiguée” et puis, mon corps m’a dit “STOP” et me l’a fait comprendre avec une belle petite mastite (inflammation des canaux) simplement, un sein  douloureux …
J’avoue que ces 48H là, je me suis beaucoup posée de questions, je me suis demandée si finalement, je devais arrêter ce combat et m’avouer vaincue, si je ne mettais pas tout le monde de côté “à cause de ça”, si je ne bousillais pas “mon corps” à trop vouloir en faire. Pierre m’a clairement dit “si demain tu ne va pas mieux, t’arrêtes, ta santé avant tout”, je me suis demandée s’il avait pas raison et j’ai persévéré quand même. Je me suis couchée, avec Elio (& Alice quand elle le voulait), et je me suis mise en “off” pendant un peu moins de 48H. Elio en a profité pour faire son pic des 6 semaines en avance, ce qui m’a permise de “guérir” ma mastite.
Aujourd’hui, j’avais besoin d’un article, quelques jours après ce petit “off”, une mise au point sur ce parcours, sur mes envies futures, sur l’allaitement qui n’est pas “si naturel que ça” parce que ça s’apprend, tous les jours.
Pour celles qui se disent en lisant mon article “mon dieu je ne vais jamais allaiter” sachez qu’on ne passe pas toutes par là, heureusement ! Mais je ne suis pas là pour vous dire de le faire si vous n’en avais pas envie, parce que ça peut arriver et que je pense que pour surmonter la moindre petite chose, il faut vraiment, mais alors vraiment le vouloir, parce qu’on baisse vite les bras.
Mais parce que ça reste notre plus belle aventure, à tous les deux … Je me prépare à dire “merde” à ceux qui m’ont – déjà – dit d’arrêter et ceux qui me le rediront, parce qu’après tout ça, je n’arrêterais pas de moi même … Pas tout de suite … Dans quelques mois, années !
Et parce que ces moments sont si beaux, j’ai eu envie de les photographier et aujourd’hui de vous les partager.

 

 

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